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Artigo
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Rui Grácio
La Nouvelle Rhétorique devant la
tradition rationaliste Occidentale
in Argumentation 9, Kluwer Academic Publishers, 1995, pp.
503-510.
Comme Perelman lui-même a fait
remarquer à la fin de son article Perspectives rhétoriques sur des
problèmes sémantiques,
il y a dans sa pensée une primauté de la
pragmatique sur la sémantique1.
Du point de vue de sa conception de
philosophie, cette primauté accordée à la
pragmatique se traduit, génériquement, par un
éloignement critique par rapport aux philosophies
absolutistes (toujours organisées à partir
d’une distinction nette entre pratique et théorie,
action et pensée), par une distanciation face aux
insuffisances du positivisme (qui finit par nier la
possibilité d’un usage pratique de la raison) et
par une insistance sur les limitations du formalisme (qui
mène à une conception étriquée de
l’activité rationnelle et de la notion de preuve).
Plus précisément, la primauté de la
pragmatique se manifeste de façon consubstantielle par
une conception rhétorique de la philosophie qui repose
sur trois idées de base: 1) la
communicabilité discursive
(la rationalité est indissociable de la communication
discursive et seule la possibilité d’être
communiqué dans un discours confère
autorité au discours philosophique quand il affirme ses
prétentions à la rationalité); 2) la discutabilité (le discours philosophique n’impose pas mais
propose; autrement dit, il n’y a pas
d’autorité ultime en matière
philosophique); 3) la
contextualité (le sens
d’un discours n’est indépendant ni de la
situation concrète et particulière de
l’orateur ni des conséquences que le discours
produit sur l’auditoire; sens du discours et effets du
discours ne sont pas ici pensables l’un sans
l’autre).
Communicabilité,
discutabilité et contextualité sont aussi les
préssupositions à partir desquelles Perelman
élabore sa théorie de l’argumentation,
à l’intérieur de laquelle la question de
l’accord (point de départ de l’argumentation
rhétorique), l’intention persuasive du discours
(raison d’être de l’argumentation) et la
notion d’auditoire (ce en fonction de quoi se
développe toute argumentation), sont centrales.
Ces idées étant celles
à partir desquelles Perelman élabore sa
théorie de l’argumentation, remarquons que,
dès le départ est exclue l’hypothèse
que l’on se trouve face à un nouveau formalisme
— non pas du nécessaire mais du probable —,
comme l’a suggéré Ricoeur2. En fait, ce qui
est vraiment remarquable dans la théorie de
l’argumentation de Perelman c’est qu’elle
n’a pas comme but d’enseigner des techniques
d’argumentation à application systématique,
mais de montrer que chaque cas d’application est, ou peut
être, en pratique, exceptionnel. Les techniques ne
fonctionnent pas d’elles-mêmes, ne sont pas
applicables mécaniquement, ne peuvent pas faire
l’économie ni des composantes axiologique et
éthique de la pensée ni de la prise de position
humaine. La théorie de l’argumentation nous montre
en effet que n’importe quelle soit la réponse
à la question des moyens elle ne résout pas les questions
relatives aux fins et parce que ces dernières ne sont pas
réductibles à la première, parce que la
question des fins est une question pour laquelle il n’y a
pas la
réponse, argumenter est en premier lieu, non pas une
technique, mais une forme d’exercer la liberté.
C’est d’ailleurs en partant de cette idée
que l’on pourra compreendre la solidarité entre la
théorie de l’argumentation (définie comme
étude de techniques, instrument indispensable pour la
philosophie) et la philosophie du raisonnable qui
s’articule avec elle (et qui se présente comme
réponse au problème de l’usage pratique de
la raison et à la question du sens de la liberté
humaine). En effet, si l’argumentation en tant que
discours persuasif implique des techniques qui commes telles
peuvent être théorisées, il faut aussi ne
pas oublier que seule l’existence d’une
argumentation peut, selon Perelman, accorder un sens à
la liberté humaine, condition d’un choix
raisonnable3.
La dimension pragmatique de la
théorie de l’argumentation se révèle
de façon particulièrment claire dans les
idées selon lesquelles “toute argumentation ne se
conçoit (...) qu’en fonction de l’action
qu’elle prépare ou qu’elle
détermine”4, “l’argumentation est une
action qui tend toujours à modifier un état de
choses préexistant”5 et, finalement, il est
impossible “de considérer l’argumentation
comme une exercice intellectuel détaché de toute
préoccupation d’ordre pratique”6. À
travers ces idées, et en prenant encore en
considération que selon la perspective de Perelman
l’argumentation est la méthode propre de la
philosophie7, nous sommes conduits à une conception de
l’activité philosophique en franche
polémique avec la tradition philosophique.
En ce qui concerne cette dernière,
la position de Perelman est double: d’un coté, il
souscrit énergiquement à ce qu’il
considére être l’idéal
séculaire de la philosophie dans lequel il voit un
programme essentiellement pratique; d’un autre
coté, il refuse comme inadéquate pour la
realisation de cet idéal, l’orientation qui a
prévalu dans la tradition philosophique et dans laquelle
le sens de la phronesis s’est progressivement perdu.
En quoi consiste, donc,
l’idéal séculaire de la philosophie? Pour
Perelman il est autant un idéal de pacification
réalisé par la médiation discursive do logos qu’un
idéal de respect des droits de l’homme, mais ceci
d’une façon embryonnaire. Il a remarqué
à ce propos que “la protection des droits de
l’homme a débuté par la protection et le
respect de l’activité philosophique”8 et que
ce qui rend vraiment notable l’émergence de la
philosophie est le fait que par elle “l’usage de la
force puisse être remplacé par celui de la
persuasion”9, que l’on puisse remplacer
l’exercice du pouvoir basé sur la force et sur
l’autorité du plus fort par des principes
raisonnables qui font appel au dialogue, à
l’accord et à une communion d’esprits
fondée sur la sagesse, que l’on ait, en
résumant, essayé de faire prévaloir la
sagesse contre la violence10. Pourtant, la réalisation
de cet idéal impliquerait — à
l’encontre de ce qui s’est passé dans la
tradition rationaliste occidentale — que l’on
conçoive l’activité rationnelle à
partir des exigences que l’action impose à la
pensée et que l’on thématise la
rationalité à partir des articulations
dialectiques entre raison et volonté, articulations qui
n’étant ni nécessaires ni arbitraires
aspirent néanmoins à être raisonnables.
La critique faite par Perelman à la
tradition philosophique est avant tout mise en accusation de
celle-ci en vertu des conséquences désastreuses
— notamment en ce qui concerne l’articulation entre
raison et action — que des prétentions
philosophiques excessives et utopiques on fini par provoquer,
menant même au discrédit de la philosophie.
Sa critique porte, en premier lieu, sur la
vocation totalitaire et les prétentions absolutistes
dont la philosophie fut investie depuis Parménide et
Platon. La fixation obsessive sur une idée de
vérité qui devait avoir comme
caractéristiques l’unicité,
l’imutabilité et la nécessité, et
que l´on trouverait seulement sur un plan
an-hypothétique11, traduit le rêve d’un
savoir absolu et configure une conception de la raison comme
raison éternelle. Son origine platonique marquera de son
sceau toute la métaphysique occidentale et lancera la
pensée philosophique à la conquête
d’un inconditionné, d’une transcendance
forgée par le désir de vouloir tout savoir et de
mode absolu. L’idée de totalité alimentera
les monismes de toute espèce et encouragera la croyance
en un ordre rationnel unique. L’idée
d’absolu mènera à la recherche de
critères absolus, infaillibles, indifférents aux
contextes et d’une opérationalité
an-historique. Conjointement, ces idée mèneront
à une dissociation entre pensée et situation,
entre théorie et action, et à négliger le
langage ou, du moins, à le faire passer au second plan,
au profit d’une raison lumineuse et iluminée qui
contemple, en silence, la vérité.
La primauté accordée au
modèle de la vision, qui devient métaphore
dominante pour caractériser l’activité
rationnelle, finit par soustraire la pensée à la
nécessité d’une quelconque
médiation. C’est ce que dira Husserl d’une
façon exemplaire: “C’est la ‘vision’
(Sehen) immédiate, non pas uniquement la vision sensible,
empirique, mais la vision en
général, en tant que conscience donatrice
originaire sous toutes ses formes, qui est l’ultime
source de droit pour toute affirmation rationnelle”12.
Or, nous savons que l’élection
du modèle de la vision est en correlation avec
l’instauration de l’intuition évidente comme
critère absolue de validité du savoir.
Néanmoins, il faut poser les questions suivantes:
comment peut-on garantir la validité de ce
critère sans faire appel à des points
d’appui d’ordre théologique ou sans choir
dans des mysticismes? Et qu’est-ce qui permet de supposer
que la raison soit une faculté éternelle, commune
et identique chez tous les hommes? Plus radicalement encore: la
validité des critères absolus — quels
qu’ils soient — peut-elle être fondée
rationnellement?
L’enjeu de ces questions — et
peut-être de n’importe quelle question philosophique —
est le problème de l’autorité et la
position de Perelman face à la tradition philosophique
occidentale peut précisément être
envisagée à partir de ce problème.
A l’encontre des tendances
philosophiques qui engagent leur effort réflexif dans la
recherche de fondements ultimes, Perelman affirme qu’au
sujet des questions philosophiques — si c’est
effectivement de philosophie que l’on parle — il
n’y a ni des instances ultimes de droit qui permettent de
leur donner réponse, ni des critères
indiscutables sur lesquels l’on puisse s’appuyer.
De ceci découlera la tâche non seulement de
reformuler le sens de l’activité philosophique,
mais aussi de rechercher les modalités selon lesquelles
elle s’effectue.
En deuxième lieu, et en
approfondissant le mouvement critique que nous sommes en train
d’examiner, la déconstruction faite par Perelman
de la rationalité classique, passe par la mise en
question du modèle qui l’a inspirée —
le modèle mathématique —, par
l’évaluation critique des conséquences qui
ont découlé de l’adoption de ce
modèle, par la proposition d’un nouveau
modèle inspirateur de la pensée philosophique
— le modèle juridique — et à partir
de celui-ci, par une nouvelle thématisation de la raison
et de la rationalité.
En bref, la position de Perelman face
à la tradition philosophique, exprime d’un
côté l’adhésion à
l’idéal rationaliste de la philosophie
occidentale; elle est, néanmoins, d’un autre
côté, une réaction à la forme
réductrice selon laquelle — au sein da la
tradition — la raison a été conçue,
et ont été relégués dans le domaine
de l’irrationnel les problèmes relatifs à
l’action, aux valeurs, d’une façon
général, les problèmes pour lesquels la
prise de position humaine est irremplaçable.
“Ceci est devenu évident
— écrit Perelman — quand, sous
l’influence de l’empirisme logique, toute
philosophie ne pouvant être réduite à un
calcul, était considérée
dénuée de sens et de valeur. La philosophie, en
conséquence, a perdu son statut dans la culture
contemporaine. Cette situation peut seulement être
modifiée si l’on développe une philosophie
et une méthodologie du raisonnable”13.
Mais, plus précisément, en
quoi consiste cette philosophie du raisonnable dont Perelman
nous parle? Suivons à nouveau ses mots:
“Personnellement, je crois à
la signification et à l’importance de la
philosophie, mais je ne crois ni à la
nécessité ni à l’évidence de
ses thèses. (...). C’est pourquoi je
considère un examen critique du rôle de
l’évidence en métaphysique comme un
préalable méthodologique à une philosophie
du raisonnable”14.
L’examen critique du rôle de
l’évidence met immédiatement la
pensée de Perelman en polémique avec la
philosophie cartésienne. Le Traité
de l’argumentation
lui-même, par-delà sa liaison aux dialectique et
rhétorique grecques annonce “une rupture avec une conception de la raison et du
raisonnement issue de Descartes”15.
Cette rupture consiste, d’un
côté, en la mise en accusation des principales
apories du cartésianisme: le caractère
an-historique du savoir, le caractère insensé du
doute hyperbolique16, les problèmes découlant de
la séparation nette entre facultés et entre
théorie et pratique 17. D’un autre
côté, elle consiste non seulement è mettre
en évidence l’historicité de la raison,
l’impossibilité d’un recommencement radical,
les dicotomies étroites qui supportent le
cartésianisme ne laissant place qu’à une
considération fragmentaire de l’homme, mais aussi
à souligner la liaison de la raison et de
l’activité rationnelle à des croyances et
des convictions au sujet desquelles nous sommes libres de
décider — non pas de façon arbitraire
néanmoins —, la restriction indue de la raison et
de la faculté de prouver à
l’activité calculatrice18, la dimention despotique
de critères qui prétendent être valides
absolument et qui, comme l’évidence, n’ont
pas de degrés 19 , le contresens que contient
l’idée d’une raison nécessaire
— du point de vue du problème de la liberté
humaine —, et enfin, le caractère artificiel de la
dissociation entre la forme et le contenu de la pensée
“qui a conduit à déshumaniser la notion
même de méthode et (...) à accentuer
l’aspect irrationnel de la rhétorique”20.
Toutes ces critiques convergent et vers la
préoccupation de montrer que la possibilité du
dialogue est l’élément irremplaçable
de la philosophie et vers celle d’éviter que la
philosophie se sépare prématurément du
concret et du sens commun.
L’on pourrait se demander pourquoi
Perelman insiste sur cette articulation entre le sens commun et
la philosophie, pourquoi il affirme qu’une
caractéristique de toute philosophie est que le monde du
sens commun ne peut pas être négligé21.
La réponse à cette question
nous mène au coeur d’un aspect décisif de
sa pensée, a savoir, à sa conception de la place
du rationnel en philosophie. En ce qui concerne cet aspect,
s’impose à nouveau une confrontation avec la
tradition rationaliste occidentale. Dans celle-ci l’on a
recherché les éléments qui
définissent la rationalité dans la raison
même, comme si elle possédait en elle-même
— ou puisse par elle-même accéder et
établir — les principes à partir desquels
la rationalité se détermine. Celle-ci a donc
été conçue à partir de
l’idée selon laquelle la raison est tout. Ainsi
philosopher ne serait rien de plus qu’expliciter les
principes et capacités intrinsèques de la raison,
en essayant d’appliquer ces capacités à la
recherche de la vérité et de convertir ces
principes en normes d’action morale.
Allant à l’encontre de cette
tendance, dans laquelle s’est consolidée la
dicotomie opinion/vérité, Perelman affirme que la
raison n’est pas tout car ce n’est pas elle qui
peut donner son point de départ à une
philosophie, même si c’est elle qui permet de la
structurer. Or, cette structuration qui caractérise
l’activité philosophique22, ne peut être
réalisée qu’en faisant appel à des
procédés argumentatifs. D’ailleurs, ce qui
distingue le philosophe du non philosophe n’est pas le
genre de leurs intuitions, ou le rôle qu’elles
joueraient, mais le fait que le philosophe, au contraire du
non-philosophe, doive insérer ses intuitions dans des
cadres qui les rendent admissibles 23.
Ainsi donc, en considérant que pour
accomplir cette tâche le philosophe doive établir
des hiérarchies et formuler des thèses
qu’il essayera de faire prévaloir par
l’argumentation — même si la
stratégie argumentative peut passer par une
dévalorisation de l’argumentation, comme quand on
dit “ vous discutez, vous discutez, mais les faits
parlent d’eux-mêmes”—, la nouvelle
rhétorique propose non seulement une nouvelle
façon d’aborder
l’activité philosophique, mais aussi une
nouvelle grille de lecture de l’histoire de la
philosophie. Perelman a écrit à ce sujet:
“Chaque philosophie pourrait ainsi se caractériser
par le genre d’arguments qu’elle considère
comme forts ainsi que par les genres d’argumentations
auxquels elle dénie toute valeur. Il y a lá une
nouvelle façon d’envisager l’histoire de la
philosophie, qui établirait une corrélation entre l’ontologie d’un
penseur et ses préceptes méthodologiques, et qui jetterait une nouvelle lumière
sur l’histoire de la pensée”24.
Dans le même ordre
d’idées, le Traité
de l’argumentation insiste sur
le fait que toute pensée philosophique originale
opère par des procédés de dissociation qui
lui son caractéristiques25. L’étude de la
technique de la dissociation est donc d’un
intérêt considérable pour la
compréhension de la pensée philosophique, puisque
“toute philosophie nouvelle suppose
l’élaboration d’un appareil conceptuel, dont
une partie au moins, celle qui est fondamentalement originale,
résulte d’une dissociation des notions permettant
de résoudre les problèmes que le philosophe
s’est posés” 26. L’on peut donc
conclure que si le philosophe peut discréditer le sens
commun, s’il peut affirmer que les idées du sens
commun ne sont que des apparences et leur opposer ce
qu’il considère être la
réalité, il ne peut néanmoins pas faire
l’économie d’une référence au
sens commun. Sans cette référence, il ne pourrait
ni réaliser, ni rendre compréhensible un travail
conceptuel qui — même s’il implique des
dé-limitations et des dé-marcations
théoriques — ne peut ni être
séparé des conséquences pratiques qui en
découlent, ni se démettre des
responsabilités socio-politiques par rapport à
lesquelles toute prise de position philosophique se trouve, en
fin de compte, engagée.
L’on pourrait continuer de souligner
d’autres aspects par lesquels la nouvelle
rhétorique s’assume critiquement face à la
tradition rationaliste occidentale. Nous nous bornerons,
néanmoins, pour terminer, à faire une courte
remarque sur la notion la plus importante qui se trouve
à la base de la philosophie de Perelman:
l’idée du raisonnable.
Il est à noter, tout d’abord,
que selon Perelman le raisonnable obéit à deux
conditions fondamentales: d’un côté, parler
du raisonnable c’est exclure les solutions qui ont
recours à la violence pour faire prévaloir
n’importe quoi; d’un autre côté, le
concept du raisonnable est défini par opposition aux
concepts de nécessité et d’arbitraire. Ces
deux conditions montrent que la philosophie du raisonnable ne
dicotomise ou ne sépare pas les régimes de
pouvoir et les régimes de pensée, mais part, au
contraire, de leur corrélation. Elle prend, en
l’assumant, le parti du pluralisme — Perelman a
écrit a ce sujet que “c’est le régime
démocratique de la libre expressions d’opinions,
de la discussion de toutes les thèse en présence
qui est le concomitant indispensable de l’usage de la
raison pratique simplement raisonnable”27 — et
elle recherche la méthodologie du raisonnement convenant
à, et rendant possible, une coexistence pacifique entre
des hommes qui préfèrent les solutions de
compromis aux contraintes et impositions autoritaires.
La philosophie du raisonnable est en ce
sens comme un hymne à une liberté qu’il
faut toujours protéger, qui n’est jamais
définitivement assurée et dont l’exercice
démythifié implique, stimule et développe
une compétence argumentative qui est, à la fois,
capacité de dialoguer, de penser, de choisir et de
s’engager.
Notas
1 Chaïm Perelman, “Perspectives
rhétoriques sur des problèmes sémantiques,
in Logique et Analyse, 1974, 67-68, p. p. 251.
2 Cf. Chaïm Perelman
“L’idéal de rationalité et la
règle de justice”, in Le
champ de l’argumentation,
Bruxelles, Presses Universitaires de Bruxelles, Travaux de la
Faculté de Philosophie et de Lettres, t. XLIII, 1970, p.
312.
3 Cf. Chaïm Perelman e Lucie
Olbrechts-Tyteca, Traité de
l’argumentation. La nouvelle rhétorique, 5 éd., Éditions de
l’Université de Bruxelles, 1988, p. 682.
4 Idem ibidem, p. 71.
5 Idem ibidem, p. 72.
6 Idem ibidem, p. 78.
7 Cf. Chaïm Perelman, L’empire rhétorique -
Rhétorique et Argumentation,
Paris, J. Vrin, Collection “Pour Demain”, 1977, p.
176.
8 Chaïm Perelman, “La sauvegarde
et le fondement des droits de l’homme”, in Éthique et Droit, Éditions de l’Université de
Bruxelles, 1990, p. 486.
9 Chaïm Perelman
“L’idéal de rationalité et la
règle de justice”, in Le
champ de l’argumentation,
Bruxelles, Presses Universitaires de Bruxelles, Travaux de la
Faculté de Philosophie et de Lettres, t. XLIII, 1970, p.
290.
1O Cf. Chaïm Perelman, “Logique
formelle, logique juridique” et “La règle de
justice”, les deux in Justice
et raison, Éditions de
l’Université de Bruxelles, 2ª
edição, 1970, p. 223 e p. 233 respectivamente.
11 Cf. Platon, République, 511 b-c.
12 Edmund Husserl,Ideen zu einer reinen Phänomenologie und
phänomenologischen Philosophie,
Jahrbuch für Philosophie und phänomenologischen
Forschung, t. I, 3ª edição, 1928, p. 36.
13 Chaïm Perelman, “The New Rhetoric and the Humanities, Essays on
Rhetoric ans Its Applications”,
Reidel, Dordrecht, Holland, 1979, p. 31.
14 Chaïm Perelman “De
l’évidence en métaphysique”, in Le champ de l’argumentation, Bruxelles, Presses Universitaires de Bruxelles,
Travaux de la Faculté de Philosophie et de Lettres, t.
XLIII, 1970, p. 236.
15 Chaïm Perelman e Lucie
Olbrechts-Tyteca, Traité de
l’argumentation. La nouvelle rhétorique, 5ª edição, Éditions
de l’Université de Bruxelles, 1988, p 1.
16 Cf. Chaïm Perelman, “Cinq
leçons sur la justice”, in Droit, Morale et philosophie,
2 éd., L.G.D.J., Paris, 1976, p. 50.
17 Cf. Chaïm
Perelman,”Évidence et preuve” in Justice et raison,
Éditions de l’Université de Bruxelles, 2
éd., 1970, pp. 146-147.
18 Cf. Cf. Chaïm Perelman e Lucie
Olbrechts-Tyteca, Traité de
l’argumentation. La nouvelle rhétorique, 5 éd., Éditions de
l’Université de Bruxelles, 1988, p. 676.
19 Cf. Chaïm Perelman “De
l’évidence en métaphysique”, in Le champ de l’argumentation, Bruxelles, Presses Universitaires de Bruxelles,
Travaux de la Faculté de Philosophie et de Lettres, t.
XLIII, 1970, p. 237.
20 Chaïm Perelman e Lucie
Olbrechts-Tyteca, Traité de
l’argumentation. La nouvelle rhétorique, 5 éd., Éditions de
l’Université de Bruxelles, 1988, p. 673.
21 Cf. Philosophie
et Méthode, Actes du colloque
de Bruxelles (1972), editées par les soins de Chaïm
Perelman, Éditions de l’Université de
Bruxelles, p. 195.
22 Chaïm Perelman
“L’idéal de rationalité et la
règle de justice”, in Le
champ de l’argumentation,
Bruxelles, Presses Universitaires de Bruxelles, Travaux de la
Faculté de Philosophie et de Lettres, t. XLIII, 1970,
pp. 326-327.
23 Cf. idem
ibidem, p. 326.
24 Idem ibidem, p. 303. C’est moi qui souligne.
25 Cf. Chaïm Perelman e Lucie
Olbrechts-Tyteca, Traité de
l’argumentation. La nouvelle rhétorique, 5ª edição, Éditions
de l’Université de Bruxelles, 1988, p. 256.
26 Chaïm Perelman e Lucie
Olbrechts-Tyteca, Traité de
l’argumentation. La nouvelle rhétorique, 5 éd., Éditions de
l’Université de Bruxelles, 1988, p. 554.
27 Chaïm Perelman,
“Considérations sur la raison pratique”, in Le champ de l’argumentation, Bruxelles, Presses Universitaires de Bruxelles,
Travaux de la Faculté de Philosophie et de Lettres, t.
XLIII, 1970, p. 182.
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